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La Communauté de Communes se réjouit de l'installation d'un nouveau médecin sur l'île

 

Depuis 2008, les élus communautaires travaillent pour faciliter l’accès à la médecine sur l’île de Noirmoutier.

Lors d’un rapport établi en 2009, le Centre National de l’Expertise Hospitalière (CNEH), avait relevé que « malgré ses atouts et le pont qui la relie au continent, l’île de Noirmoutier peut être amenée à connaître les mêmes difficultés que les zones rurales plus isolées. De plus, en raison de son éloignement des centres hospitaliers régionaux et départementaux, l’île est située en zone blanche, c’est-à-dire à plus de 30 minutes des urgences hospitalières, en terme de couverture et de prise en charge des urgences ».

Malgré les différentes alertes lancées par la Communauté de Communes à ce sujet, l’Agence Régionale pour la Santé ne classait pas le territoire insulaire en zones fragiles médicalement parlant, considérant que le nombre de médecins sur l’île était suffisant par rapport au nombre d’habitants. C’était sans tenir compte de l’âge des médecins et des futurs départs à la retraite !
Prenant acte de cette non-reconnaissance par l’ARS, la Communauté de Communes a commandé une étude auprès de l’Observatoire Régional de la Santé (ORS) afin de démontrer que les besoins de soins en médecine générale sur le territoire de l’Ile de Noirmoutier sont très importants et spécifiques, et impactent fortement le volume et les caractéristiques de l’activité des médecins généralistes de l’île, du fait :

  1. de la forte proportion  des personnes âgées recensée sur l’île : 33 % contre 18 % dans les Pays de la Loire,
  2. de l’importance de la population des résidents temporaires qui en moyenne sur l’année double la population recensée, sachant que les consultations et visites réalisées par les médecins généralistes sur l’île pour des résidents temporaires, représentent 23 % de leur activité annuelle,
  3. de l’éloignement des médecins spécialistes (hors médecine générale) et des services d’urgence.

 

Cette étude a également permis de démontrer un surcoût d’activité plus élevé sur le territoire insulaire que sur le plan national non seulement en juillet-août mais également au printemps.

Ce diagnostic relevait aussi des volumes d’activités de 6 300 actes en moyenne pour l’année 2015 par praticien sur l’île de Noirmoutier, soit 60 % des médecins îliens ayant dépassé le seuil de 6 000 actes, soit deux fois plus que la moyenne française !

Fort de ces différents constats, les élus communautaires ont adopté une motion  lors du  Conseil communautaire du 6 juillet dernier, afin d’interpeller le Ministre de la Santé et l’ARS des Pays de la Loire, sur la situation médicale particulièrement complexe  de l’île de Noirmoutier, situation qui justifiait amplement son classement en zone sous-dotée afin de permettre notamment aux jeunes médecins ayant bénéficié d’un Contrat d’Engagement de Service Public (CESP) avec l’État de s’installer sur le territoire insulaire. Ceux-ci ne pouvant le faire, malgré une réelle volonté, sans rembourser entre 40 000 € et 90 000 € à l’État, du fait que le territoire n’était pas considéré comme médicalement déficitaire par l’ARS.

Le 7 décembre dernier, Madame Marie-Claude PALVADEAU, vice-présidente de la Communauté de communes en charge de la commission environnement, actions sanitaires, aide à la mobilité et transports et Monsieur Noël FAUCHER, Président de la Communauté de communes ont rencontré l’ARS.

Suite à ce rendez-vous, l’ARS a entendu les différents arguments avancés et a décidé de classer le territoire en zone d’action complémentaire par arrêté du 27 décembre 2017, ce qui signifie que les étudiants relevant d’un CESP peuvent désormais s’installer sur le territoire sans rembourser à l’État entre 40 000 et 90 000 € !

Cette reconnaissance de l’ARS souligne également l’engagement des médecins de l’île de Noirmoutier pour accueillir les jeunes praticiens, mais également l’engagement des médecins dans le dispositif  « médecins correspondants SAMU ».
Que le territoire soit reconnu par l’ARS comme zone d’action complémentaire, est une avancée considérable pour l’accès à la santé sur l’île de Noirmoutier et pour favoriser l’installation des jeunes médecins sur le territoire.

Les premiers retours positifs ne se font pas attendre puisque Monsieur Baptiste ARCHAMBAUD est le premier jeune praticien à signer un protocole d’engagements réciproques dans le cadre de son installation au sein de la Maison de Santé Pluridisciplinaire de l’île de Noirmoutier, à la fin de ses études en 2019.
Monsieur Baptiste ARCHAMBAUD n’est pas un inconnu de la Maison de Santé, puisqu’il y a effectué son stage.

D’autres jeunes médecins avaient exprimé leur volonté de s’installer sur l’île de Noirmoutier, mais contraints par leur engagement avec l’État pendant leurs études dans le cadre du CESP, avaient renoncé. Gageons que cette reconnaissance par l’ARS, offre la possibilité à d’autres jeunes praticiens de santé de venir s’installer rapidement sur notre territoire.

L’engagement des élus communautaires auprès des médecins de l’île de Noirmoutier, a également été marqué par la construction des 3 sites de la Maison de Santé Pluridisciplinaire, inaugurés en 2015 : Maison de santé de Barbâtre, Maison de santé et Maison de Garde de Noirmoutier-en-l’Ile pour un montant de
3 180 000 € d’investissement dont 1 800 000 € à la charge de la Communauté de Communes.

C’est aussi près de 200 000 € d’aides de fonctionnement par an qui sont inscrits au budget de la Communauté de communes :

  • aide au logement pour les étudiants de santé effectuant des stages sur l'île
  • soutien à l’implantation d’une table de radiologie,
  • bourse d’étude pour les étudiants de 3ème cycle de médecine générale,
  • prise en charge pour moitié du coût des 3 cabinets des médecins vacataires saisonniers,
  • prise en charge du loyer suite au départ d’un professionnel non remplacé,
  • aide allouée à l’installation de nouveaux professionnels de santé.