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Restauration de l'hôtel Jacobsen



Mercredi 27 janvier 2015, cérémonie de réception des travaux de restauration de l'hôtel Jacobsen

 

Le site a été acquis par la Communauté de communes en 1998 pour l'aile nord et en 2008 pour l'aile centrale sur la place d'Armes.

L'hôtel Jacobsen a été inscrit sur la liste supplémentaire des Monuments Historiques en avril 2013 pour ses façades, décors intérieurs.

La campagne de restauration a été menée par la Communauté de Communes sur un site historique important pour l'urbanisme de la ville. Composé d'une première maison au plan en L édifiée en 1761 (en même temps que la place d'Armes), l'hôtel est redécoré vers 1790, puis agrandi en un plan en U par l'architecte Nantais, Léonard Séheult, et aux façades unifiées en 1802.

 

Quelle a été la durée des travaux ?

Après les phases d'études, le chantier commence en septembre 2013, s'interrompt pendant les périodes estivales et s'achève officiellement en mars 2015. D'autres travaux se poursuivent comme la réfection des piliers du portail, les enduits extérieurs de l'office de tourisme, des reprises ponctuelles, des ajustements et réglages.

 

Quelles furent les principales restaurations ?

Les décors de staff des plafonds et des murs comme dans le vestibule sont des éléments remarquables du décor intérieur. Il convenait de sauver ce qui pouvait l'être, en déposant, restaurant et remettant en place une rosace ou des écoinçons. Pour d'autres éléments, détériorés ou fragmentaires, comme une frise, il a fallu mouler le décor et restituer l'ensemble. Des outils spécifiques, avec un profil précis ont du être créés par les artisans afin de refaire le décor à l'identique.

Le sol du vestibule était fait de carreaux modernes posés au début du XXe siècle. Les archives de 1802 parlaient de pierre calcaire et la découverte dans le jardin de dalles de calcaire et d'ardoise, usées mais réutilisées, a permis de rétablir l'aspect du sol comme il fut composé. On avait sous les yeux le format des pierres d'origine. Il suffisait de copier.

Découverte « archéologique », et recherches dans les archives ont permis de répondre à une question architecturale : comment doit-on faire le sol ?

Le décor du vestibule est ainsi restitué à l'identique de celui d'origine.

Les couleurs des portes, des boiseries ont été définies par rapport à celles découvertes sur place, sous celles existantes. Les gammes de couleur sont respectées : vertes et bleues.

Le salon avec son décor de boiseries et son parquet au point de Versailles a été restauré. Le parquet a été minutieusement déposé, complété, traité, contrecollé sur un support sain et reposé.

Les travaux ont permis de créer un sol neuf, remplaçant le remblais de terre situé 40 cm sous les lambourdes du parquet. Le sol est décaissé, un béton est coulé. Le chauffage par le sol, les alimentations électriques ont été intégrés. C'est donc un sol sain qui a été installé et sur lequel repose le parquet du XVIIIe siècle.

On ne remarque pas la différence entre avant et aujourd'hui, preuve de l'excellence des travaux réalisés.

 

      Ile de Noirmoutier - Hôtel Jacobsen                  Ile de Noirmoutier - Hôtel Jacobsen       

 

      Ile de Noirmoutier - Hôtel Jacobsen                  Ile de Noirmoutier - Hôtel Jacobsen

 

      Ile de Noirmoutier - Hôtel Jacobsen                  

 

Quelles difficultés furent rencontrées sur le chantier ?

Le bâtiment s'est enfoncé dans le sol de la place. Elle est créée par le comblement de l'ancien port en 1761. Le bâtiment repose dessus et ses fondations sont peu profondes. Très vite et avant 1790, l'hôtel a commencé à s'enfoncer. Il a continué ensuite et de l'angle nord à l'angle sud, la façade s'est enfoncée de 40 cm.

Il convenait de stabiliser les fondations du bâtiment, en préservant les propriétés voisines. De la mousse a été injectée en profondeur. Des micro pieux ont permis de renforcer d'autres parties du bâtiment et d'installer de nouvelles structures comme la salle vitrée.

Toute la structure du bâtiment a été renforcée. Les poutres supportant les parquets de l'étage ont été doublées, afin de supporter les charges du public et des équipements.

 

Quelles entreprises pour la restauration ?

Les appels d'offres ont permis de sélectionner les entreprises offrant le plus de qualités par rapport au cahier des charges. Celles emportant le marché pouvaient avoir des entreprises sous-traitantes spécialisées. Ce fut par exemple le cas des staffeurs spécialistes de la restauration des plafonds et rosaces.

  • Robert Fouasson, de la Guérinière pour la maçonnerie, les enduits intérieurs et extérieurs, la pierre de taille, les plâtreries et carrelages, pour lesquels il a constitué une équipe avec :
  • l'entreprise de carrelage Christophe Simon, de Noirmoutier en l'Ile,
  • Bonin Dugué, plâtrier staffeur de St Christophe du Ligneron – entreprise du patrimoine vivant -,
  • Michel Averty de Notre-Dame de Monts pour les plâtres,
  • Pierre et Matière en Maine et Loire pour les cheminées.
  • Hyacinthe Boton, ébeniste d'art, à Saint Mars de Coutais, qui a restauré les boiseries, les parquets, les huisseries, portes et fenêtres,
  • SOFIM, à Dax, entreprise spécialisée dans les fondations spéciales
  • Maurice Leroy et fils, à Beauvoir sur Mer pour les travaux de maçonnerie gros-oeuvre
  • la Société nouvelle EMFA en Loire-Atlantique pour les façades vitrées et métalliques, les ouvrages de serrurerie. Pour les restaurations de la rampe d'escalier, des grilles anciennes, elle s'est adjointe la forge d'art Loubière, entreprise du patrimoine en Maine-et-Loire.
  • Cruard, charpentier à Simple, en Mayenne, restaurateur de charpentes de monuments historiques (ce charpentier était déjà intervenu sur les églises de La Guérinière et de l'Herbaudière)
  • Lesurtel, en Maine-et-Loire pour les toitures, les zingueries et gouttières
  • la société de peinture Claude Bonnaud, à la Roche-sur-Yon
  • l'entreprise ECCS au Château d'Olonne pour l'électricité des courants forts et faibles
  • ALCIA génie climatique à Couéron pour le chauffage, la plomberie, la ventilation
  • OTIS pour l'ascenseur
  • IdVerde, à Challans pour le jardin

 

Quelle équipe de maîtrise d’œuvre ?

L'architecte du patrimoine Stéphane Barbotin-Larrieu dirigeait une équipe composée de :

  • Michel Collin, paysagiste
  • Frédéric Forestier de TPF ingénierie assurait l'ordonnancement, la coordination et le pilotage du chantier (OPC)
  • Les études et analyses étaient menées par l'économiste Michel Votruba, du cabinet Votruba, Daniel Desveronnières du bureau d'étude structure SERBA, et Willy Leballeur du bureau d'étude fluides Patrick Tual.

 

Quel budget  ?

- Montant des travaux : 1 964 385 €, au total avec les études et l'acquisition : 3 149 670 €

Les enveloppes budgétaires ont été respectées et le budget de travaux n'a pas été dépassé

 

Quelles subventions ?

  • Europe ( FEDER) 500 000
  • Etat (FNADT ) 300 000 €
  • Région (CTU et NCR) 696 330 €
  • Fondation du Patrimoine 3 477 €

Soit un total de subventions de 1 499 807 €, soit 47,62 % de subventions.